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Dominguez: “2008, un passage de témoin”-Dominguez: “2008, un passaggio di testimone”.
Sophie Dorgan-L’Equipe

Trad. a cura di Veronica Lavenia - 3 dicembre 2008

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our la troisième année consécutive, la France termine en tête du plus grand nombre de joueurs dans le Top 100 mondial. Avec quatorze représentants, les Tricolores démontrent la densité du tennis national et la richesse de son réservoir. Le Directeur technique national, Patrice Dominguez, revient sur cette saison, marquée par «un passage de témoin» et un «changement de génération». Ce bilan de la saison masculine sera suivi mercredi de l'état des lieux de la saison 2008 des femmes.

«Patrice Dominguez, avec quatorze Français dans les cent premiers dont deux dans le Top 10, comment qualifiez-vous le bilan du tennis français ?
C'est vraiment un bilan très positif. Cette saison a marqué un passage de témoin. Ce sont de jeunes joueurs qui accèdent aux premières places. Même si Arnaud Clément a fait un beau Wimbledon, les plus anciens ont connu des difficultés à l'image de Sébastien Grosjean qui chute pour la première fois au-delà de la 100e place. C'est un changement de génération. C'est une belle satisfaction parce que cela fait trois ans de suite que la France termine avec le plus grand nombre de joueurs dans les cent premiers. C'est une confirmation. On l'a vécu pendant deux décennies avec les filles. On le vit aujourd'hui avec les garçons et j'espère durablement. C'est toujours comme cela qu'on peut espérer gagner des grands tournois, reconquérir la Coupe Davis. On a regagné un Masters Series. La permanence de tout le monde dans les 100 premiers avec également l'arrivée de Jérémy Chardy, ce sont des belles perspectives. Entre 100 et 200, nous avons aussi Adrian Mannarino, Josselin Ouanna ou Alexandre Sidorenko qui commencent à montrer le bout de leur nez.

Existe-il un phénomène d'émulation ?
Tout à fait. Il faut qu'on monte les classements par strate. Quand on monte dans les 200-300, cela donne du courage à ceux qui sont derrière et qui se disent que c'est possible. En tennis, ils s'entraînent ensemble qu'ils soient d'une écurie ou d'une autre. Ils s'entraînent à Roland-Garros ou dans les tournois. Qu'ils soient dans le privé ou à la fédération, il existe un phénomène d'entraînement.

On a l'impression qu'ils se sont décomplexés ?
Tout à fait. Il existe encore un complexe Roland-Garros, cela fait vingt-cinq ans qu'on n'a pas gagné depuis Noah. Mais il ne faut pas que cela devienne un complexe encore longtemps comme cela a été le cas avec les Mousquetaires par rapport à la Coupe Davis. Il faut un modèle, mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps. Sinon le modèle devient un fardeau. Aujourd'hui, ils se disent : « c'est possible ». Jo (Jo-Wilfried Tsonga en finale de l'Open d'Australie) est allé en finale, il y a un élan avec une bonne dynamique. En plus, ils s'entendent bien. On a de quoi faire une belle équipe. On est confiant. Nous avons aussi un jeune, Guillaume Rufin, champion d'Europe des moins de 18 ans.

Est-ce que la saison de Richard Gasquet constitue la petite déception de l'année ?
Il ne faut pas s'emballer. L'année de la confirmation est toujours difficile. Il a connu une saison plus compliquée que la précédente où il avait été excellent. Il a eu quelques pépins. Mais je pense que la bonne dynamique va l'aider.

Cette dynamique va-t-elle lui enlever de la pression ?
Je crois. Ils s'entendent tous bien. C'est une émulation positive. Ils ne se tirent pas dans les pattes, ils s'aiment bien. Ils ont connu des bonnes rigolades ensemble, ils sont en équipe ensemble. C'est une chance d'en avoir plusieurs comme cela.

Où en sont vos relations avec le Team Lagardère ?
On n'a pas de problèmes et on n'en a jamais eu. On considère que tout ce qui contribue à l'élévation du niveau est bon. On est prêt à étudier et à travailler ensemble. Je l'ai toujours dit. Parfois, on me prête de fausses intentions, c'est une erreur. Je considère qu'on a beaucoup de choses à partager. Ne serait-ce que les équipes de France ? Chacune ou chacun peut aller à fond.

L'équipe de France 2009 va-t-elle symboliser un changement générationnel ?
Il a déjà eu lieu à Sibiu l'année dernière (1er tour contre la Roumanie). Il y avait déjà Simon et Tsonga. A Winston-Salem, Tsonga n'était pas là, mais c'était un concours de circonstances.

Quel sera l'objectif 2009 ?
Ils ont des objectifs de tournois individuels, il ne faut pas se leurrer. La Coupe Davis, c'est bien. Mais ils ont d'abord des objectifs individuels. Avec l'Open d'Australie, ils veulent bien lancer la saison. Puis tout s'enchaîne.

Est-ce que vous pensez qu'un titre du Grand Chelem est possible en 2009 ?
Je pense que c'est possible en 2009. Mais c'est peut-être encore un petit peu tôt. Ce serait encore une grosse surprise. Cette année, on n'était pas si loin. Ils ont battu Nadal et Federer. C'est qui est extraordinairement bon signe.»

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Dominguez: “2008, un passaggio di testimone”

Per il terzo anno consecutivo, la Francia termina al vertice della classifica per il maggiore numero di giocatori tra i primi cento. Con quattordici rappresentanti, i “tricolore” dimostrano lo spessore del tennis nazionale e la ricchezza del suo vivaio. Il Direttore tecnico nazionale, Patrice Dominguez, tira le somme della stagione segnata da un “passaggio di testimone” e da un “cambio di generazione”.

Patrie Dominguez con quattordici francesi tra i primi cento e due tra i primi dieci, come definisce il bilancio del tennis francese?
Certamente, è un bilancio positivo. Questa stagione ha segnato un passaggio di testimone. Ci sono dei giocatori che accedono ai primi posti. Anche se Arnaud Clement ha fatto un eccellente Wimbledon, i più anziani hanno avuto difficoltà come Sébastien Grosjean che scivola per la prima volta al di là dei cento. Si assiste ad un cambio di generazione. È una bella soddisfazione perché per il terzo anno consecutivo la Francia termina con il numero più alto di giocatori tra i primi cento. È una conferma. L’abbiamo vissuto per un decennio con le donne. Lo viviamo oggi con i ragazzi e speriamo duri. Contiamo di vincere grandi tornei e di riconquistare la Coppa Davis. Intanto, abbiamo rivinto un Masters Series. La permanenza tra i primi cento al mondo e l’arrivo di Jérémy Chardy rappresentano delle belle prospettive. Tra i cento e i duecento abbiamo anche Adrian Mannarino, Josselin Ouanna o Alezander Sidorenko che cominciano a tirare fuori le unghie.

Esiste un fenomeno di emulazione?
Certo. Quando si sale tra i primi 200-300 questo incoraggia chi sta dietro, facendogli credere sia possibile. A tennis, i giocatori si allenano insieme anche se sono di scuderie diverse. Si allenano al Roland Garros o nei tornei. Che siano in privato o all’interno delle Federazione esiste un fenomeno di allenamento che coinvolge i giocatori.

Sembra che non soffrano di complessi?
Esiste il complesso del Roland Garros che non vinciamo da venticinque anni, dopo Noah. Non deve diventare, però, un complesso come è stata per i Moschettieri la Coppa Davis. Ci vuole un modello, un obbiettivo ma non deve durare per troppo tempo, altrimenti il modello diviene un peso. Oggi, i giocatori dicono: “è possibile”. Jo (Wilfried Tsonga in finale all’Open d’Australia) è andato in finale. In più, vanno d’accordo. Si può creare una bella squadra. Abbiamo fiducia. Inoltre, abbiamo un giovane Guillame Ruffin campione d’Europa che non ha ancora 18 anni.

La stagione di Richard Gasquet costituisce la piccola sconfitta dell’anno?
Non bisogna rimproverarlo. L’anno della conferma è sempre difficile. Ha avuto una stagione complicata rispetto a quella precedente che, invece, è stata ottima. Ha avuto qualche infortunio. Penso, però, che tutto ciò cambierà.

Questo tipo di approccio solleva dalla pressione?
Credo di sì. I giocatori tra di loro si capiscono. È una emulazione positiva. Non si “fanno le scarpe” tra di loro, si vogliono bene. Scherzano insieme, sono un gruppo. È una fortuna averne di giocatori così.

Come sono i rapporti con il team Lagardére?
Non abbiamo problemi, non ne abbiamo mai avuti. Tutto ciò che contribuisce a far crescere il nostro sport è positivo. Siamo desiderosi di studiare e lavorare insieme. L’ho sempre detto. Avere intenzioni sbagliate è un errore. Credo abbiamo molto da condividere. Non sarebbe la squadra francese, allora? Ognuno di noi può andare fino in fondo.

La squadra della Francia del 2009 rappresenterà un cambiamento generazionale?
C’è già stato il cambio generazionale a Sibiu, l’anno scorso (primo turno contro la Romania). C’erano Simon e Tsonga. A Winston –Salem Tsonga non era presente ma è stato a causa di una serie di circostanze.

Quale sarà l’obbiettivo del 2009?
I giocatori hanno degli obbiettivi nei tornei individuali, non bisogna illudersi. La Coppa Davis va bene ma i tennisti hanno degli obbiettivi individuali. Con l’Open di Australia vogliono iniziare bene la stagione. Poi, è tutto una catena.

Pensa sia possibile vincere un titolo del Grande Slam nel 2009?
Penso sia possibile nel 2009. Forse, però, sarà ancora un po’ troppo presto. Sarebbe una grossa sorpresa. Quest’anno non si è andati poi tanto lontano. I nostri giocatori hanno battuto sia Nadal che Federer. Un segno straordinario.

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